mardi 16 août 2011

De Khao Yai à Chiang Mai

Trajet effectué

Après une semaine passée à Bangkok, j’avais grand besoin d’espaces et d’air frais. Je me dirigeais donc vers le parc national de Khao Yai. Ce parc, d’une superficie de 2 000 km², abrite une faune et une flore abondante. On y trouve en particulier plus de 300 espèces d’oiseaux, des gibbons, des macaques, des serpents, des éléphants sauvages et même quelques tigres (extrêmement rares).
J’ai donc passé deux jours très agréables sur place. Le premier jour fut consacré à un petit trek dans la jungle et à une tentative (ratée) d’observation d’éléphants sauvages.

Le parc national de Khao Yai



Un gibbon



Moi et un scorpion

Moi et un serpent


Le second jour fut l’occasion de visiter des caves habitées par des chauves souris. L’envol de 2 millions d’entre elles au coucher du soleil est très impressionnant.




Des milliers de chauves souris sortent se nourrire au coucher du soleil



Cette pause « nature » effectuée, j’entreprenais de prendre le train jusqu’à Ayutthaya. Un voyage amusant. Deux heures de retard, un train bondé et moi debout dans le couloir pendant deux autres heures avec mon énorme sac. Et comme si cela ne suffisait pas, des vendeurs ambulants toutes les 30 secondes qui m’ont forcés à me transformer en véritable contorsionniste pendant la durée du trajet.
Mais revenons à Ayutthaya.
ATTENTION : Ce petit passage historique peut se révéler ennuyeux. Passez ce paragraphe en cas de bâillements trop fréquents.
Ayutthaya fut, du milieu du XIV° siècle jusqu’à la fin du XVII° siècle, la capitale d’un royaume qui à son apogée contrôla l’actuelle Thaïlande et une partie de la Birmanie. Cette période fut marquée par d’importantes réformes militaires, législatives et administratives, par des arts florissants et la naissance des premières relations diplomatiques avec l’Europe. La chute du royaume intervint en 1767 par la mise à sac d’Ayutthaya  par les Birmans.
J’ai donc visité la ville en une journée. Il s’agit de vieux temples en ruines dont je vous livre ici quelques photos.
Le Wat Mahathat

Comme cette cité est restée un bon moment à l'abandon,
la nature a repris ses droits









Bouddha couché symbolisant l'atteinte du "parinirvana", le stade ultime du nirvana

Ma soif de ruines n’étant pas épongée, je me rendais enfin à Sukhôtai. Et d’ailleurs, en parlant de soif et donc d’eau, la ville était quasiment intégralement inondée. Toutefois, il s’agit de quelque chose de très classique ici en période de mousson et tout le monde vivait comme si de rien n’était. Les enfants jouaient dans l’eau, les conducteurs de scooters avaint de l’eau jusqu’à la taille, les gens pechaient dans les rues ( ce n’est pas une blague), la routine quoi…


ATTENTION : nouveau passage historique. Si vous êtes insomniaques, çà peut être un bon remède…
Sukhothai est un royaume qui s’imposa face à l’empire Khmer au cours du XIIIème siècle. Son plus célèbre souverain, Ramkamhaeng, en fit un royaume puissant et le bouddhisme theravada inspira un art original caractérisé par une architecture novatrice et une grande maîtrise de la fonte du bronze. Les ruines de Sukhôtai sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
En voici quelques illustrations.

Wat Mahathat (nom commun pour un temple) - Bouddha assis
Posture Bhumispara mudra. Bouddha prend à témoin la déesse nature de sa résistance en pointant la main vers le sol face à son ennemi Mara, qui a fait apparaître vierges nubiles et festins pour l'arracher à la méditation. Peu après, il atteignit l'illumination.

Wat Mahathat - Bouddha debout les mains le long du corps
Cette posture particulière serait un appel à la pluie


Boudha debout - Wat saphan Hin
Symbolise l'offre de Bouddha de protéger ses disciples de la peur.
Le main droite levée évoque un épisode où Bouddha apaise des querelles familiales



Prochaine destination (où je me trouve déjà) : CHIANG MAI.

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