dimanche 17 avril 2011

Un mois a Evans Head (NSW)

Après Sydney, Melbourne et Brisbane, je me retrouve aujourd'hui a.... EVANS HEAD, une petite commune d'environ 3 000 âmes située a quelques 150 km au sud de Brisbane. Inutile de vous dire que le changement d'atmosphère a été radical !

La vue a partir de South Evans Head

                                    
La "main road" d'Evans Head
Evans Head est bien représentative des petites localités qui jalonnent les côtes australiennes : un climat avantageux,de belles plages, un parc national en lisière et pourtant, pas de problème de sur-frequentation.

En France, le moindre bout de littoral est tellement convoité que je ne m'habitue pas encore a être parfois le seul a me promener ou me baigner sur les diverses plages que je visite.( Mais bien évidemment, les données ne sont pas comparables puisque le littoral australien est a peu prêt 10 fois plus étendu que le littoral français pour pour une population trois fois inférieure)



(la vue de la plage principale d'Evans Head)

Ici je découvre un peu plus l'"Australian way of life": on se lève tôt et on se couche tôt ! Le vendredi soir, on va au pub "claquer" la paie de la semaine et écouter le groupe de musique live du jour (mieux vaut aimer le rock quand même).

Le dimanche, on se rend en famille a la plage ou au bord d'un point d'eau profiter du soleil et des barbecues publics. 


Finalement, ça ressemble assez a notre mode de vie estival.(remplacez toutefois le pub par un apero et les BBQ publics par le BBQ dans votre propre jardin :))


Mais vous vous demandez peut être ce que je peux bien faire de mes journées ici ??? Je fais du "woofing". Je travaille quelques heures par jours en échange d'un logement gratuit et, dans le cas présent, de la possibilité d'utiliser des surfs et de kayaks a loisir.

Ainsi, mon travail consiste a louer des kayaks aux quelques vacanciers présents. On ne peut pas dire que ce soit épuisant...



Le camion avec les Kayaks

Le reste du temps, j'en profite pour expérimenter le surf (ok j'ai encore des progrès a faire.>.), pratiquer le kayak, visiter le bush environnant ou encore observer les (très) nombreux oiseaux locaux.


No comment


Un "parrot"


Tentative de surf


De retour du travail

Je termine a la fin du mois d'avril. Ce mois passé ici m'aura permis de me "poser" un peu et de réfléchir a la suite de mon voyage.


L'aventure, la vraie, devrait débuter d'ici juillet. En attendant, je vais sans doute tenter de nouvelles expériences de woofing de mai a fin juin.

Toutefois, rien n'est encore planfifié de maniere definitive et tout va si vite en voyage que les projets d'un jour ne sont pas toujours ceux de demain...

La plage de Chinaman

vendredi 18 mars 2011

15 jours a Brisbane

Après deux semaines passées a Brisbane, voici les dernières nouvelles !!!





Brisbane (ou Brissie, Briz Vegas ou encore Brisney Land comme disent les australiens) est vraiment une ville douce et agréable.

DOUCE de par son climat subtropical qui lui offre des hivers au cours desquels la température ne descend quasiment jamais en dessous des 20 degrés.

AGREABLE par le coté 'tranquille' de ses habitants qui prennent le temps de vivre malgré une activité urbaine pourtant intense.
Bref, Brisbane est une belle ville ou l'on se sent bien.

On y trouve un centre ville classique avec de hauts building entouré de parcs (Royal botanic, Roma Park...)parfaits pour se détendre. Plus loin, la ville s'étend en quartiers résidentiels a l'américaine.





Je loge dans un Backpack a West End, un endroit paisible qui surplombe la ville. L'auberge est une demeure typique du Queensland avec jardin et piscine. Il y a beaucoup beaucoup de français ici. Mais il y a aussi beaucoup d'autres personnes venant de tout horizon et de tout age. C'est ainsi que nous nous sommes retrouves a fêter la St Patrick avec Greg, un australien de 60 ans.


Il y a aussi un nombre de sites touristiques impressionnant a cote de Brisbane que j'espère visiter un peu plus tard (Byron Bay, la grande barrière de corail...)

J'ai donc passé quinze jours très relaxant au cours desquels j'ai pu pratiquer qulques une de mes activités favorites: la grasse mat, la piscine ou encore le foot. Un seul regret: le lagon artificiel de la ville etait en reconstruction suite aux inondations de décembre.

Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment eu un coup de cœur pour cette ville dans laquelle je reviendrai très vite a coup sur. En attendant, je me dirige des demain vers le sud a Evans Head (250 km de Brisbane dans le NSW). Pour y faire quoi ? Je vous en parlerai dans mon prochain article :)


(rien a voir, une photo d'une oeuvre de l'Art Museum of Brisbane)

mercredi 2 mars 2011

Tout d'abord, je tiens m'excuser pour l'absence d'article pendant une si longue periode. Mon ordinateur m'a lache et je n'ai quasiment jamais eu la possibilite de me connecter a internet durant 15 jours.

Pourquoi ? Je suis parti en "road trip" de Sydney a Adelaide en passant par Melbourne. L'equipe choisie se composait de 6 membres (3 francais(es),2 hollandais(es), 1 espagnol). Nous disposions d'un van tout equipe et d'un break pour voyager.




Au cours de notre periple, nous avons parcourus pas loin de 4 000 km de la cote est, a Snowie Mountains, en passant par la "Great ocean road" jusqu'a Kangaroo Island. Nous avons traverse 3 etats (New South Wales, Victoria (d'ou je vous ecris) et South Austrlia) et connu un curieux decalage horaire de 30 minutes (qui a dit que les australiens ne faisaient rien a moitie ?).





Ce fut l'occasion pour nous de croiser des Kangorous et des walabis, des koalas,des araignees, des serpents, des oposums, des perroquets, des phoques...Ce fut egalement l'occasion de decouvrir des panoramas a couper le souffle, de profiter parfois de la plage et de ses plaisirs, de marcher un peu dans le bush, bref de decouvrir.





Au niveau des endroits ou nous dormions, cela pouvait varier de la plage deserte, au campement en pleine foret. Mais dans tous les cas, ce fut toujours tres simple de trouver un lieu calme et isole.

Voila pour ce tres court resume. pour le plaisir, 2 ou 3 annecdotes :

- lors de notre premier campement, un oposum s'est invite a notre table dans notre van. Il voulait vraiment manger avec nous et nous avons eu du mal a le mettre a la porte !

- Un matin, sur un parking en front de mer, j'ai derange un kangourou. Ce n'etait pas la pluie qui l'a fait fuire...

- La police australienne ne rigole pas, 10 km/h en trop c'est 372$ d'amende. Merci pour tout...

-Ne jamais tenter de rouler sur la plage en van vous risquez de vous embourber. On a fait le test pour vous...

Je suis maintenant a Melbourne. Il faut que j'aille visiter un peu. Je compte migrer dans le nord vers Brisbane tres vite car il ne fait pas assez chaud ici a gout. A tres bientot pour de nouvelles aventures...

lundi 14 février 2011

Des news !!!

Des nouvelles groupées (de jeudi à lundi soir) suite à des difficultés de connexion. C'est donc un article un peu décousu que vous allez découvrir...(et pardon pour la mise en page)

Jeudi soir : : rendez-vous avec Benoît à la sortie E de la station MRT (=métro) Little India : c’est déjà une invitation au voyage…

On commence à circuler dans les allées de Little India. C’est assez animé et ca me plaît. On passe devant pas mal de restau-snack (parfois très kitch) jusqu’à ce qu’on tombe sur un temple indou. On retire nos chaussures, on y rentre et on a la chance de pouvoir assister à une cérémonie. Je ne pourrais vous dire ce qu’ils fêtaient mais c’était grandiose !!!




Parlons du temple tout d’abord. Un endroit chaleureux, très coloré, bardé de sculptures et autres représentation de Ganesh. Une odeur d’encens douce et relaxante tranche avec les rythmes enivrants des percussions et autres sushira (instruments à vent de type trompette, cornemuse…). J’ai vraiment été séduit par cette musique.

Coté cérémonie, une dizaine d’hommes disposés en deux rangées portaient une sorte de chaise sculptée sur leurs épaules en la faisant parfois basculer sans ménagement de droite à gauche. (Désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus mais nous n’avons pas voulu les déranger. )

La cérémonie terminée (ou plutôt en pause), nous sommes passés à l’arrière du temple. Un petite cours décorée à l’indienne (c'est-à-dire très chargée et colorée) dans laquelle une distribution de nourriture était généreusement organisée. On a pas voulu abusé de leur hospitalité !
Notre repas indien fût plutôt simple mais bon. Du riz épicé, des galettes (natures ou parfois au fromage) en guise de pain et quelques petites cuisses de poulets.

Après une dernière petite visite de la ville (et notamment du quartier musulman), on se quitte et je vais enfin profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Vendredi matin: Il est 8h, j’ai bien dormi. Ma stratégie pour lutter contre le décalage horaire a fonctionné ! Résister au sommeil jusqu’au soir afin d’être tellement crevé que je ne pourrais faire autrement que de m’endormir au moment opportun (je sais, c’est une stratégie bien personnelle...).

Ce matin, j’expérimente donc le métro direction Marina Bay où je vais monter au sommet du building le plus impressionnant de Singapour ! Trois tours de plus de 50 étages sur lesquelles est posé un bateau de croisière (enfin pour les plus crédules, j’entends une reconstitution pas un vrai bateau !!!). Pas grand-chose à dire, je laisse les images parler…







A midi, je retrouve une nouvelle fois Benoît qui m’emmène dans un petit restau Taï : UN REGAL ! Des petites ailes de poulets épicées cuites dans des feuilles de vignes et du riz lui aussi épicé. Encore une fois, il s’agissait d’un repas simple mais terriblement efficace. En guise de boisson, un thé glacé fait maison. Nous prenons un dessert dans un petit snack chinois : des tartines beurrées recouvertes d’une confiture typiquement Singapourienne : pas mauvais mais pas séduit non plus.

Je passe mon dernier après midi à flâner dans sur Sentosa Island (île (parc d’attraction) artificielle. Le soir, après un petit restau, je vais boire une petite bière du côté de Circular Road. Un quai rempli de bars pour expatriés. Rien de spécial à dire donc.



Samedi : Levé à 6h, je descends rendre les clés. Flo, un allemand part aussi pour Sydney. On décide d’aller ensemble à l’aéroport en métro. Ca passe plus vite ! La journée se passe dans un avion…

J’arrive à Sydney à 21h assez fatigué et avec 3h de décalage horaire en plus. Le temps de passer le service de l’immigration, de prendre un train et de rejoindre mon auberge de jeunesse, il est déjà minuit. Après un tour rapide dans les rues animées de Kings Cross je vais me coucher.

Dimanche : Je me lève aux aurores pour chercher une nouvelle auberge (backpack) plus au centre. A 10h, Maud (une amie) et son compagnon me rejoignent pour me faire visiter la ville. Nous nous restaurons grâce à un authentique breakfast australien puis nous partons à pieds arpenter la ville. Pas de chance, le temps est gris (voire pluvieux) et il ne fait pas très chaud (entre 20 et 25° mais avec un vent frais). Cela ne nous empêche pas de parcourir le jardin botanique (avec ses « bats » ou chauves souris), l’opéra, l’Harbour bridge, les Rocks (plus ancien quartier de la ville) et China town.



Selon les organisateurs, nous aurions quand même parcouru environ 7,5 km ce qui justifiait amplement une pause bière dans un bar !!!
Le soir, Maud et Aurélien m’invitent à partager avec eux un très agréable BBQ.



Enfin, aujourd’hui soit lundi : pas grand chose ! Repos jusqu’à 10h. J’ai changé à nouveau de backpack. Motif : trop chère et pas terrible. Le nouvea

u est un peu mieux et un peu moins chère. En fin d’après midi, j’ai visité la tour panoramique de Sydney avec deux françaises. Puis, nous sommes allé manger dans un petit restau chinois qui payait pâle mine mais qui s’est révélé pas mal du tout.


Pour finir, nous sommes allez boire une bière avec Carlos, un espagnol, afin de se mettre d’accord sur un lift (co-voiturage) Sydney-Melbourne. Nous partirions dans l’idéal vendredi.

jeudi 10 février 2011

Arrivé à Singapour







Allez, pour commencer, un article long ! Ca devrait en décourager plus d’un mais je vous rassure (ou vous préviens) je ne serai pas toujours si bavard !

Ca y est ! Mission accomplie !
Mercredi 9 février 2011, 4h30 du matin : Dring, dring, dring, le réveil hurle qu’il est l’heure de partir. Il aurait pu tomber en panne, je me serai quand même réveiller à l’heure…Direction la gare de la Part Dieu pour prendre un train pour Paris Charles de Gaules. Un dernier au revoir à la famille.

Une fois à l’aéroport, s’en suit toute la procédure d’embarquement habituelle et, à 11h, je pénètre enfin dans le FAMEUX A380 ! Je dois l’avouer, c’est un très bel engin : silencieux (aucun soucis d’oreilles, moi qui suis plutôt sensible à ce sujet), spacieux et forcément … moderne ! J’ai aimé l’option permettant de suivre en direct l’évolution de l’avion dans son plan de vol (distance parcourue, vitesse, température extérieure, altitude…). Je suis désormais en mesure de répondre à certaines questions qui m’ont été posées avant le départ : nous sommes passés au dessus de la République tchèque, de l’Ukraine et de la Russie mais jamais au dessus de la Bulgarie ni même de la Roumanie !

Sachez aussi que si vous souhaitez apprendre le vietnamien voire le mandarin, c’est possible à bord de l’A380. De même si vous souhaitez faire une partie de bataille navale avec un autre passager ou pourquoi pas un poker, vous en avez la possibilité. J’ai été impressionné par la hauteur de l’avion. Debout en levant les bras je ne touchais pas le plafond !!! (dans l’aller centrale).

Bref, couplez ce bel appareil avec le service impeccable de la Singapour Airlines et vous pourrez voyager de manière très agréable (les serviettes humides et chaudes c’est autre chose que les rinces doigts Air France…).

Cette parenthèse aéronautique refermée, je reprends le fil de mon voyage ! Arrivé à 7h00 heure locale, je récupère donc mes bagages bien fatigué. Je fais un peu de change. Pour me rendre à mon auberge de jeunesse, je prends un taxi ? NON, trop facile ! Je vais y aller en transport en commun. Après une bonne heure de galère, je trouve une sorte de compromis entre transport en commun et taxi : Le « shuttle bus », un petit bus qui dessert les ressorts. Niquel ! Il me dépose en premier devant mon auberge. J’ai ainsi tout le loisir de repérer un peu la route et de voir que je suis très bien placé entre le centre ville business (Gratte ciels) et Little India.

Très bon accueil. Il faut toutefois que je valide ma réservation en montrant ma carte bleu physiquement. « Oui mais là ca va pas être possible car je l’ai détruite … ». Bon, à défaut de carte, j’ai pu lui montrer sur internet que mon compte avait été débité… On me donne les clés de la chambre. C’est propre et fonctionnel.






J’ai envie de me coucher mais finalement, après une bonne douche, je décide de partir à la conquête de Singapour sans plan, en freestyle.
Après une demi-heure de marche, je me rends compte que j’ai oublié la crème solaire. La flemme d’aller la chercher… Je suis désormais en mesure de vous dire que c’était une mauvaise idée et que toutes les parties de mon corps non protégées de tissus sont désormais recouvertes de coups de soleil ! (heureusement très faibles).

En dehors de cela, j’ai fait un périple à pied de 4 grosses heures dans Singapour. J’ai aperçu l’immensité de ces grattes ciels qui n’existaient pas il y a 50 ans.






C’est très impressionnant mais ca parait tellement factice. Partout des travaux, partout des mall centers…What else ? Une ville moderne construite de toute pièce quoi. Heureusement, on peut voir ici et là de beaux bâtiments d’inspiration coloniale, des bâtiments chinois, des églises, des temples bouddhistes, hindouistes….Sans réellement creuser, c’est ce sentiment qui prédomine finalement chez moi : en fait Singapour c’est un enchevêtrement de cultures, de modernisme et de coutumes également. Au-delà des building, on sent une véritable âme dans les différents quartiers de la ville. Dans ma promenade, je suis tombé sur une église catholique bondée (un jeudi à 14h ). 100 mètre plus loin, des centaines de personnes brulaient de l’encens en l’honneur de la déesse « of mercy ». Tout le monde semble faire sa petite vie.






Ce soir je dine avec un ami dans un restau indien. Peut être pourra-t-il confirmer mes impressions ? A voir ! En attendant, je suis rentré très très fatigué mais content ! Une sieste de 2h, une douche et l’écriture de ce petit récit !
Sur ce, je file…

lundi 24 janvier 2011

Départ dans deux semaines

Ca y est ! Cette fois, on y est ! Le grand départ est dans deux semaines ! J’oscille entre excitation, sérénité, interrogation et crainte. Les questions et les hésitations que je pensais dissipées (re)font surface. Est-ce normal ?
Je me demande si j’ai fais le bon choix, si partir seul est une bonne chose, ce que je vais bien pouvoir faire sur place….Etrange non ? Ces derniers temps, mon cerveau est en prise à un bombardement incessant de doutes et la trêve ne devrait pas intervenir avant le début du voyage.
Toutefois, au milieu de cette jungle de mauvaises pensées plus ou moins dense selon les moments, des percées d’optimisme et d’espoir voient le jour. Je me plais ainsi à imaginer toutes ces futures rencontres qui ne manqueront pas de donner lieu à de mémorables souvenirs, anecdotes, joies et (même) galères… Je me plais à imaginer ces paysages gigantesques et arides (même en période d’inondations :D) dont regorgent l’île-continent. Je me plais à m’imaginer « piquer une tête dans l’océan » quand ici il fait -5°. Et lorsque parfois le doute m’assaille (tel un guerrier ?), j’essaie simplement de le repousser promptement d’un revers de la main (quoi de plus normal en plein open d’Australie de Tennis me direz-vous).
Les craintes et hésitations sont toujours légitimes à l’approche d’un grand changement. C’est en leurs absences qu’il faut s’inquiéter. Après tout, je suis dans les coulisses du grand acte. Les comédiens ne sont-ils pas nerveux avant d’entrer sur scène ? So don’t worry, be happy !!!